« La Demeure du Chaos et le respect des règles d’urbanisme | Page d'accueil | Piscine, zone NC et notion de bâtiment »

01 juillet 2008

Les antennes relais de téléphonie portable sont-elles dangereuses ?

Antenne.jpg

 

 

 

Pour la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, qui répond à la question d’un député la réponse est négative :

 

 

La question du député :

 

M. Éric Ciotti attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur la dangerosité des antennes relais de téléphonie portable. Depuis une dizaine d'années, de nombreuses études contradictoires ont vu le jour concernant la dangerosité de ces antennes. Ces études font naître de grandes et inquiétantes incertitudes chez nos concitoyens. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer si ces antennes relais constituent un véritable risque pour la santé ainsi que la position du Gouvernement en la matière.

 

La réponse de la ministre :

 

S'agissant des stations de base de la téléphonie mobile, l'expertise nationale et internationale est convergente et a conclu qu'en l'état actuel des connaissances scientifiques, et compte tenu des faibles niveaux d'exposition aux champs électromagnétiques autour des stations relais, l'hypothèse d'un risque pour la santé des populations vivant à proximité de ces stations ne pouvait être retenue. Des valeurs limites d'exposition des personnes aux champs électromagnétiques ont été proposées en 1998 par la commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), commission scientifique internationale reconnue par l'Organisation mondiale de la santé. Ces valeurs limites d'exposition ont été reprises dans la recommandation du Conseil de l'Union européenne 1999/519/CE du 12 juillet 1999 relative à l'exposition du public aux champs électromagnétiques et par la France dans le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002. Elles ont été établies sur la base des niveaux d'exposition les plus faibles pour lesquels des effets biologiques ont été constatés chez l'animal d'expérience et d'une analyse globale des connaissances scientifiques disponibles. Récemment, compte tenu de l'importante quantité de nouvelles informations scientifiques disponibles, la Commission européenne a demandé à son comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (SCENIHR) de réaliser un rapport sur les risques des champs électromagnétiques. L'avis définitif a été rendu en mars 2007. En ce qui concerne les radiofréquences, le Comité d'experts conclut qu'aucun effet sanitaire n'a été démontré de façon consistante en deçà des niveaux d'exposition établis par l'ICNIRP en 1998. Si, contrairement à une large majorité de pays, quelques-uns ont choisi des limites d'exposition plus restrictives, il n'existe pas de raisons scientifiques expliquant ces différences avec la recommandation européenne. La loi relative à la politique de santé publique promulguée le 9 août 2004 prévoit d'une part d'assurer le contrôle de l'exposition des populations aux champs électromagnétiques : le préfet peut exiger des mesures des champs électromagnétiques afin de contrôler le respect des niveaux d'exposition de la population (art. L. 1333-21 du code de la santé publique) et, d'autre part, d'améliorer l'information de la population vis-à-vis de l'implantation des stations radioélectriques. Toute personne qui exploite, sur le territoire d'une commune, une ou plusieurs installations radioélectriques est tenue de transmettre au maire de cette commune, sur sa demande, un dossier établissant l'état des lieux de cette ou de ces installations (art. L. 96-1 du code des postes et des communications électroniques). Enfin, la circulaire du 16 octobre 2001, en cours d'actualisation, incite à l'établissement de structures de concertation permettant l'examen des projets d'implantation de stations radioélectriques et apportant des informations au public sur les risques sanitaires.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://bdidu.hautetfort.com/trackback/1683905

Commentaires

Depuis des mois je pose la question pour un collectif de 900 administrés aux personnes juridiques, organismes de défense des consommateurs, Service public de l’état et même au médiateur de la République si je suis obligé d’accepter les ondes qui envahissent mon domicile sans mon accord et que je considère comme une violation de domicile, un grave trouble de voisinage ainsi une atteinte à l’intimité de la vie privée par les virus téléphoniques ( la sécurité des réseaux sans fil est très faible ) qui peuvent s'introduire chez moi sans tenir compte de l’éventuel risque sanitaire qui est toujours mis en question. A ce jour je n’ai reçu aucune réponse satisfaisante à cette question ; tout le monde me comprend mais ne veut pas s’exprimer officiellement à ce sujet.
Comme beaucoup de nos concitoyens nous refusons de subir 24 heures sur 24 les émissions de champs électromagnétiques néfastes pour notre santé et celle des nos enfants et des générations futures. Nous ne voulons pas que ce qui s’est produit pour l’amiante, se reproduise d’ici quelques années avec les antennes relais et les portables. D’ailleurs l’AFSSET ne parle t-elle pas dans son dernier avis « Téléphonie mobile et santé » publié le 21 juin 2005 de « la persistance d’un doute sérieux quant à la possibilité d’effets sanitaires « ?
Quand est ce que nous pouvons laisser nos enfants en toute conscience tranquille à l’école et quand est ce que les riverains ( des foyers avec nourrissons, personnes âgées, malades, allergiques, animaux ) auront le droit à une pleine jouissance de leur lieu de vie ?

Les opérateurs de la téléphonie mobile ne sont pas un Service Public mais tout simplement des entreprises de droit privé avec des intérêts de rentabilité et de bénéfice. Le lobby de la téléphonie mobile ne laisse rien passer, verrouille les résultats négatifs, enfume les autorités sanitaires, attaque en diffamation les citoyens qui expriment leurs inquiétudes.
Actuellement, la 3G se met en place et la bande UMTS devrait connaître une croissance non négligeable avec des fréquences plus élevées. Il faut demander aux opérateurs d’appliquer le principe « ALARA « ( As low as reasonably achievable ) c’est à dire diminuer l’exposition. Toutes les expositions sont supérieures à ce qui est nécessaire pour assurer le service de télécommunication. Les associations demandent une limite de 0,6 V/m ( ce qui fait une nuisance 10 fois plus faible qu’à 2 V/m ) en sachant que cette limite permet le développement sans entrave des technologies. Les opérateurs n’aiment pas devoir diminuer l’exposition en certains lieux car il leur faut alors repenser leur schéma d’implantation des relais sur une vaste zone.
Personnellement j'habite un quartier résidentiel dans lequel aucun oiseau de jardin et chauve souris (grand insectivore )niche depuis l’existence d'un relais d' antennes GSM/UMTS ( pourtant le biotope s’apprête idéal – haies, buissons, arbres, jardins, vieux murs en pierres sèches etc. ). Ceci nous donne confirmation du danger. La nature est le meilleur indicateur
Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes quelle est susceptible de porter à l’environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences. Il est urgent de mettre en place une loi qui préserve chacun de nos concitoyens et qui permette aux pouvoirs publics en place sur le terrain d’agir efficacement pour la sécurité de leurs administrés.

Ecrit par : Wolf | 06 juillet 2008

Ecrire un commentaire